Avec ces positions politiques, nous entendons établir un cadre de pensée sur lequel les travaux et actions de l’association devront s’appuyer. Nous espérons aussi que la définition de ce cadre permettra aux personnes d’estimer leur compatibilité avec l’association avant d’envisager de nous soutenir ou de nous rejoindre.

À propos de la profession de pharmacien·ne salarié·e de proximité

Nous considérons que cet exercice est un métier à part entière qui incarne le cœur de la profession de pharmacien·ne en tant que professionnel·le de santé et de soins.

Nous soutenons le fait que la profession de pharmacien·ne salarié·e de proximité est un aboutissement possible, volontaire et de qualité de la carrière professionnelle d’un·e pharmacien·ne. Nous considérons qu’il est légitime pour des pharmacien·nes d’aspirer à consacrer l’essentiel de leur temps de travail au développement et à la mise en œuvre de leurs compétences pharmaceutiques, notamment cliniques et relationnelles, pour apporter un soin répondant à une haute exigence de qualité aux usagèr·es du système de santé français. Ce choix de carrière doit être reconnu et valorisé par l’ensemble de la branche officinale.

Nous tenons à souligner la place particulière des pharmacien·nes salarié·es en officine. En effet, il existe une discordance entre leur devoir d'indépendance professionnelle et leur lien de subordination à leur employeureuse. Pour autant, iels engagent leurs responsabilités (civile, pénale et disciplinaire) à la fois sur toutes les tâches qu'iels réalisent, mais aussi sur celles réalisées par les salarié·es non pharmacien·nes de la structure.

Nous sommes en faveur d'un exercice pharmaceutique reposant en premier lieu sur la pharmacie clinique et un usage rationnel et raisonné des médicaments et produits de santé.

Nous souhaitons :

À propos de la santé, du système de santé et des soins

Par santé, nous entendons l’état physique et psychique le plus confortable possible pour l’individu·e concerné·e en considérant l’ensemble des aspects de sa vie (revenus suffisants pour subvenir aux besoins essentiels, logement, alimentation, accès à des activités adaptées, qu’elles soient salariées, bénévoles ou de loisirs etc.).

Nous défendons l’idée que la santé est un droit inaliénable de chaque individu, sans condition, quelles que soient ses spécificités (origine, nationalité, statut social, genre, orientation sexuelle, couleur de peau, forme de son corps, âge, capacités cognitives, capacités physiques, statut dit “professionnel”, niveau de revenus...). Il n’est pas acceptable que ces spécificités puissent conduire à une hiérarchisation des usagèr·es du système de santé et donc à un accès différencié aux soins et à leur qualité.

Nous considérons que la santé ne doit pas être soumise à des objectifs lucratifs et d’enrichissement, que ce soit à l’échelle individuelle ou collective. L’accès à la santé est primordial, précieux et porteur d’une valeur intrinsèque. Cela implique que la santé, son accès et son maintien doivent être indépendante de toute logique marchande et commerciale.

Il nous semble essentiel que les soins proposés aux usagèr·es répondent aux plus hauts standards possibles de qualité, de niveau de preuve, dans le respect des valeurs, des choix et du bien-être des usagèr·es.

À propos de la pharmacie d’officine

Dans le respect des éléments définis ci-dessus, nous combattons les logiques de :